Nos disciplines

Karaté-Dô Shotokaï.

Une approche plus souple du karaté, fondée sur le relâchement musculaire pour gagner en vitesse et en précision.

Histoire de la section

Fondateur de la section — 2008

Romain Bert

4ème Dan Karaté-Dō Shotokaï · 2ème Dan Aïkido · DIF

Débute le Karaté-Dō Shotokaï en 1989 auprès de Patrick Herbert, 5ème Dan, et obtient son 4ème Dan en 2011. Il fonde la section Shotokaï du CAK en 2008 et continue aujourd'hui à y intervenir lors de stages.

Responsable de la section — depuis 2010

Josée Auboeuf

2ème Dan Karaté-Dō Shotokaï · DIF

Josée reprend la responsabilité de la section Shotokaï du CAK en 2010, succédant à Romain Bert. Elle en a la charge depuis, assurant la transmission de cette pratique fondée sur la souplesse et le relâchement au sein du club.

Shigeru Egami
Shigeru Egami (1912–1981)

Shigeru Egami (江上 茂, 7 décembre 1912 – 8 janvier 1981), élève de Gichin Funakoshi, fut un pionnier du karaté Shotokan et le fondateur du style Shotokaï.

Un proche de Funakoshi

Avec Funakoshi, son fils Gigō Funakoshi et Takeshi Shimoda, Egami parcourut le Japon en organisant des expositions pour promouvoir le karaté comme art martial japonais. Il fut élu membre du comité d'évaluation par Gichin Funakoshi lui-même — le plus jeune instructeur à recevoir cet honneur — et enseigna dans les universités Gakushuin, Toho et Chūō. Le 27 mai 1949, il participa à la fondation de l'Association japonaise de karaté aux côtés de Funakoshi.

La voie de la souplesse

Le Shotokaï est un style de karaté traditionnel qui se définit par une recherche de l'efficacité par la « voie de la souplesse » : le relâchement musculaire permettant de trouver force et rapidité.

Ce style s'adapte donc à toutes les corpulences, même les plus légères — la puissance physique n'étant pas la base du travail : seul le travail technique permet de libérer ses tensions et de trouver plus d'efficacité dans la pratique martiale. Le développement du pratiquant se fait par une prise de conscience corporelle, afin de définir les postures permettant d'aboutir à cette efficacité et de se sentir le plus libre possible dans sa pratique, à travers l'étude du mouvement au niveau du système musculo-squelettique.

Après la mort de Funakoshi en 1957, Egami poursuivit le combat de son maître pour changer la réputation du karaté en tant qu'« art martial mortel ». Il considérait que la compétition modifiait trop l'entraînement et l'esprit du karaté, et soulignait que cela deviendrait évident une fois compris que le karaté est bien plus que gagner des combats.

Le Shotokaï, par Patrick Herbert

Historiquement, Shotokaï — pas plus que Shotokan d'ailleurs — n'était un style de karaté. Si l'on se réfère à la période moderne du karaté, depuis son introduction au Japon par Funakoshi, il n'existait qu'un seul style, celui pratiqué par Funakoshi, et il n'avait pas de nom. Shotokaï n'était que le nom de l'association créée par Funakoshi, et Shotokan le nom de son dojo — Shoto étant le nom de plume de Funakoshi.

À la disparition du maître, le groupe de ses élèves se scinda en deux : d'un côté un groupe qui allait devenir le Shotokan, de l'autre l'association Shotokaï, restée fidèle aux préceptes enseignés. Un des points d'achoppement entre les deux groupes tournait autour de la compétition, que Funakoshi avait toujours refusée et que certains voulaient organiser.

Shotokaï devint véritablement un style lorsque Maître Egami en définit les grandes lignes : après de nombreux tests, il avait constaté l'inefficacité des attaques contractées, et trouva l'efficacité en réalisant des attaques avec relâchement. C'est le relâchement et la détente, et non la contraction, qui génèrent la force — c'est l'élément fondateur du Shotokaï.

Fidèle à Funakoshi, Egami maintint toujours le groupe Shotokaï en dehors du mouvement de karaté sportif. Son évolution spirituelle l'amena à mettre l'accent sur la recherche d'harmonie avec le partenaire. Il écrivait : « Tout d'abord nous devons pratiquer le karaté comme une technique de combat, et puis nous arriverons, par expérience, à comprendre un certain état d'âme, à nous ouvrir à des horizons jita-ittai — l'union de l'un et de l'autre — au-delà du combat. C'est un principe de coexistence qui permet de vivre ensemble en prospérité. »

Le Shotokaï n'est pas un style uniforme comme peuvent l'être d'autres styles clairement codifiés : il existe autant de Shotokaï que de professeurs, plus ou moins proches selon qu'ils partagent la même référence. Il n'y a donc pas un style Shotokaï, mais une multitude — chacun reflétant l'évolution et les limites de celui qui le transmet.

Une constante demeure cependant : techniquement, le Shotokaï est la recherche de l'efficacité par la souplesse. Cette technique doit permettre aux élèves d'évoluer favorablement sur tous les plans — physique, psychique et spirituel.

En Shotokaï, ce que l'on recherche, c'est la victoire sur soi-même et l'harmonie avec les autres — à l'opposé du karaté sportif, qui participe au gonflement de l'ego de ses champions. Là où l'un mettra le maximum de force, l'autre mettra le maximum de détente ; les déplacements, au lieu d'être saccadés, seront fluides.

Techniquement, le Shotokaï est donc un style très original, certainement le plus fin des styles de karaté — ce qui en fait le style le plus adapté à une pratique féminine. Il ne conviendra pas à ceux qui recherchent une efficacité à court terme ou un karaté sportif. Il conviendra en revanche à ceux qui recherchent, dans les arts martiaux, une voie de perfection personnelle, prêts à remettre perpétuellement en cause leurs acquis pour aller toujours plus loin dans une recherche technique passionnante.

© Patrick Herbert, directeur technique Shotokaï Europe, mai 2003

Horaires.

JourCréneauCours
Lundi19h00 – 21h00Karaté-Dō (Josée Auboeuf)
Jeudi19h00 – 21h00Karaté-Dō (Josée Auboeuf)

Le Shotokaï est intégré aux créneaux généraux de Karaté-Dō du lundi et du jeudi. Détail complet des horaires (Contact, Ceintures Noires, Kobudo, Enfants & Ados) sur la page Horaires, Tarifs & Inscription.